Aujourd’hui, je commence à vous présenter ma bande pour Sandgrave. Comme j’ai l’intention de faire ça en plusieurs fois, on va commencer avec un trio de criminels venus de la Cité-État d’Asenath, située au-delà du désert d’Horakhis. Ce sont deux voleurs (Inyotef & Seti) et un brigand (Sabef).

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Le trio s’aventure prudemment dans un des nombreux tombeaux d’Horakhis.

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-Inyotef-

« Et maintenant, Inyotef le sceptique, refuses-tu toujours de croire qu’il existe en ce monde des forces supérieures qui dépassent l’Homme ? »
— Djesa la Thaumaturge

Né dans la Cité-État d’Asenath, au sein d’une famille nombreuse et fils d’un modeste tailleur de pierres, Inyotef avait bien des défauts : paresseux, égoïste et dénué de scrupule. Et surtout, il ne croyait en rien. Nulle foi, ni conviction morale ne l’animait. Les décrets des dieux et les enseignements des prêtres ne l’impressionnaient guère. Il ne se sentait pas non-plus concerné par les lois de la société. Pour lui, toute ces choses-là n’engageaient que ceux qui étaient suffisamment crédules ou impressionnables pour y adhérer. Pour Inyotef, seules les choses palpables et tangibles existaient, le reste ne comptait pas.

Son caractère ne plaisait guère à son père, artisan honnête qui ne jurait que par l’amour du travail bien fait. Mais les innombrables punitions ne firent rien pour changer son fils, si bien que quand Inyotef fut assez grand, son père le chassa de la maison. Il avait de toute façon d’autres enfants à élever et n’avait plus de patience à consacrer à ce bon-à-rien. Inyotef ne fut ni triste ni en colère, il acceptait d’être tout simplement renié car ça n’avait aucune importance pour lui. Il commença sa nouvelle vie en volant de quoi subsister et en dormant à la belle étoile ou dans une cachette. Il se mélangea aux bas-fonds de la cité, frayant avec les prostituées, les escrocs et les criminels qui lui ressemblaient. Mais après plusieurs années, cette vie ne le satisfaisait plus car elle n’était pas assez confortable à son goût. Pour améliorer son niveau de vie, il se mit en tête de convoiter des richesses inexploitées qui n’attendaient que lui, à savoir les trésors avec lesquels les nobles se faisaient inhumer. C’est ainsi qu’Inyotef devint la lie des parias : un pilleur de tombes.

Étonnamment, cette nouvelle vocation obligea Inyotef à devenir plus méthodique et rigoureux qu’il ne l’avait jamais été auparavant. Cela s’expliquait par le fait que profaner une tombe était le crime le plus grave que l’on puisse commettre à Asenath et quiconque s’y risquait encourait la peine de mort. Pour éviter de faire attraper, Inyotef ne devait donc rien laisser au hasard. Grâce à des plans minutieusement préparés, il parvint à piller à lui seul une demi-douzaine de tombeaux en moins d’un an sans jamais se faire prendre. Mais s’il était doué pour voler, il l’était moins pour écouler sa fortune discrètement. Des amulettes et des bijoux sacrés furent retrouvés sur le marché noir et de fil en aiguille, les gardes de la cité parvinrent à remonter jusqu’à Inyotef. Pour échapper à la justice, il n’eut pas d’autre choix que de s’enfuir de la ville. Par un incroyable hasard, il croisa une expédition commandée par une mystérieuse magicienne qui recrutait justement des hommes prêts à s’aventurer dans les ruines d’Horakhis, la cité fantôme. Inyotef sourit devant cet énorme coup de chance et s’engagea aussitôt dans la bande.

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« Je savais bien que c’était trop beau pour être vrai ! » s’exclame Inyotef qui vient de se retrouver nez à nez avec une momie hostile. Il se demande à présent ce qu’il est allé faire dans cette galère…

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-Sabef-

« Ma maîtresse a été suffisamment miséricordieuse pour te donner une deuxième vie. Ne la gaspille pas. »
— Hameti, disciple de la Thaumaturge

Sabef est un homme sans pays. Son père était un nomade du désert et sa mère une esclave fugitive. Mais il avait peu de souvenirs d’eux : ses parents avaient été tués lors d’une attaque de bandits quand il était petit. Tout comme d’autres enfants et adolescents, Sabef fut capturé par les brigands et forcé à travailler pour eux. Il devait effectuer des corvées pénibles et se faisait battre si le travail n’était pas fait correctement. De temps en temps, quand les bandits devaient faire profil bas, ils envoyaient Sabef et les autres enfants gagner de l’argent en mendiant dans les rues des grandes cités, sachant que ceux qui ne ramenaient pas assez de pièces étaient bons pour recevoir des coups de bâtons.

Quand Sabef fut suffisamment grand, son rôle changea. On lui confia une arme de mauvaise facture et on lui inculqua quelques rudiments du combat. Les consignes étaient claires : il était temps pour lui de mériter sa pitance en participant aux attaques contre les convois de marchands et de nomades. Sabef était à présent devenu comme ses ravisseurs : il faisait partie des bandits et pouvait rosser les gamins quand ceux-ci ne ramenaient pas assez d’argent ou ne travaillaient pas bien. Il n’y prit aucun plaisir, mais il lui paraissait logique d’endurcir les gosses pour les préparer à ce qui les attendraient quand ils auraient grandi à leur tour. Il ne pouvait rien faire de plus eux. Au fil des années la troupe de bandits changea de chef plusieurs fois. De nouveaux visages apparaissaient au sein de la bande tandis que d’autres décédaient tout simplement. Certains mouraient au combat tandis que d’autres succombaient à la soif ou aux maladies. Cette vie était rude mais c’était la seule que Sabef connaissait. Jusqu’au jour où les brigands tombèrent dans une embuscade tendue par des soldats de la Cité-État d’Asenath.

Le combat fut bref et très peu de bandits réussirent à s’enfuir. Sabef était parvenu à s’échapper en se réfugiant dans le désert, mais pas sans se faire toucher grièvement par une flèche dans le dos. Trois heures plus tard, il s’effondra dans le sable, accablé par la soif, l’épuisement et la perte de sang. Deux vautours planaient déjà au-dessus de lui en traçant des cercles funestes dans le ciel, attendant qu’il pousse son dernier soupir. Il aurait dû mourir à ce moment-là, mais il n’en fut rien. Par chance, une magicienne l’avait trouvé. À l’aide de son art, elle empêcha le kâ du bandit de partir vers l’au-delà et elle lui rendit son souffle vital. Grâce à cette intervention miraculeuse, Sabef avait eu le droit à une deuxième vie et il la devait à Djesa la guérisseuse. À la fois reconnaissant et méfiant vis à vis de sa sauveuse, il accepta avec hésitation la proposition qu’elle lui fit : devenir un de ses serviteurs et l’accompagner dans son expédition vers Horakhis, la cité légendaire.

 

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Sabef essaie de maintenir à distance deux lions squelettes qui l’ont acculé contre le rebord d’un puits.

 


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-Seti-

« Hein, c’est à Horakhis qu’on va ? Et vous ne me le dites que maintenant ?! »
— Seti la voleuse

Fille d’un marchand bourgeois, Seti naquit dans la Cité-État d’Asenath. Elle vécut à l’abri du besoin, sans jamais manquer de rien, entourée de serviteurs et d’esclaves. Mais sa vie prit un tournant inattendu quand son père fit faillite à cause de mauvaises décisions et de coups de malchance. Et les dettes s’accumulèrent, si bien que le père de Seti disparut un jour sans laisser de traces. S’était-il enfui pour échapper à ses créanciers ? Avait-il été assassiné discrètement par un ex-associé mécontent ? Seti ne le sut jamais. Toutefois elle se retrouva seule. Ses serviteurs, n’étant plus payés, avaient pris congé depuis longtemps. Sa mère était morte quand elle n’était qu’un bébé. Et pour couronner le tout, le reste de sa famille la considérait comme une paria, comme si le fait d’être devenue pauvre était uniquement de sa faute.

Plutôt que de devenir une domestique, une concubine, ou pire, une esclave, Seti décida qu’elle ne souhaitait dépendre de personne : ni de ses oncles et tantes, ni d’un éventuel employeur ou d’un maître. Son indépendance passait avant tout, c’est pourquoi elle devint une voleuse sans attache et libre comme l’air. Elle gagnait sa vie au jour le jour en faisant les poches des riches marchands ou en cambriolant les maisons de bourgeois, à commencer par les anciens associés de son père. Néanmoins cela ne pouvait durer éternellement et Seti finit par être identifiée et recherchée comme une criminelle par les gardes.

Afin de s’éloigner de la province d’Asenath et de se faire oublier pendant quelques temps, elle se fit recruter par une mystérieuse magicienne du nom de Djesa qui partait en expédition dans le désert. Seti comprit rapidement que si son employeuse semblait facilement disposée à fermer les yeux sur les anciennes activités de la voleuse, c’était parce que l’expédition se rendait dans un endroit où le passé de Seti n’aurait aucune importance : Horakhis, la cité maudite.

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Tandis que ses compagnons sont menacés par des mort-vivants, Seti, elle, a trouvé le trésor. Mais réussira-t-elle à le ramener ?

Pour l’information, ces trois figurines viennent de chez Dark Fable Miniatures (leurs figurines d’égyptiens sont choupi tout plein, leurs figurines de bunny girls par contre, euh…). D’ailleurs ce sont les soldes chez eux en ce moment (jusqu’au 5 août).

Les figurines ont été peintes à coups d’aplats de peinture suivi d’un bain le Quickshade d’Army Painter avant de recevoir du vernis mat et quelques éclaircissements.

Et c’est tout pour aujourd’hui. À très bientôt ! 🙂

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