Un petit compte-rendu d’une partie de Sandgrave, cette fois-ci le deuxième épisode des maléfices de la Reine Sans Visage.

Dans la partie précédente, une compagnie s’était fait massacrer dans les ruines par des fanatiques qui se sont emparés d’une tablette de pierre indiquant l’emplacement de la prison secrète d’une puissante liche. Deux jours après la tuerie, une vague de magie nécromantique traversait les ruines, tel un signe funeste annonçant bien évidemment la libération de la Reine Sans Visage.

Depuis ce jour, les choses ne sont plus les mêmes à Horakhis et les morts-vivants ont changé de comportement. Des observateurs attentifs ont remarqué que des squelettes et des momies se déplaçaient en groupe, parfois en cortège, et réunissaient des reliques dispersées dans les ruines pour les acheminer vers une destination inconnue.

Les magiciens voient là une occasion en or de mettre la main tranquillement sur des trésors, les morts-vivants s’étant chargés de les réunir pour eux : il suffit « juste » d’aller leur casser les os et de se pencher pour ramasser le butin. Bien évidemment les choses seraient beaucoup plus simple si les autres magiciens n’avaient pas eu exactement la même foutue idée…


Scénario

Dans cette partie, nous avons utilisé quelques règles-maison que je vais résumer grosso-modo :

  • Seulement la moitié des trésors est déployée normalement. L’autre moitié est détenue par les morts-vivants qui sont justement affairés à les réunir.
  • Les morts-vivants, eux, sont divisés en plusieurs groupes (autant de groupes que la moitié des trésors), chaque groupe étant constitué d’un « chef » qui porte un trésor (à noter qu’il ne subit aucune pénalité à porter un trésor) et de trois « soldats » qui l’accompagnent de près.
    • Ils font toujours des activations de groupe et les soldats restent toujours en contact avec le socle de leur chef (si le contact est rompu d’une manière ou d’une autre, ils doivent rejoindre leur chef dès que possible).
    • Le chef est toujours le dernier à agir dans le cadre d’une activation de groupe : ses soldats se déplacent d’abord, en lui laissant de la place pour qu’il puisse finir son mouvement en contact avec eux ; au combat, le chef attaque après que ses soldats aient attaqué.
    • Les lignes de vue sont partagées au sein du groupe : si un mort-vivant voit une figurine ennemie, alors tous les autres morts-vivants de son groupe sont capables de la voir.
  • La figurine du chef bénéficie d’un bonus de +X en Combat pour se défendre contre les tirs (où X est égal au nombre de gardes du corps en contact avec lui).
  • Si le chef est tué, il lâche aussitôt le trésor qu’il porte et ses soldats (s’ils sont encore en jeu) se comportent pour le reste de la partie comme des créatures normales au regard des règles des monstres.
  • Les morts-vivants ont un esprit d’initiative et leurs groupes ne s’activent pas tous pendant la phase des créatures : à la fin de la phase du mage, un groupe de morts-vivants (déterminé aléatoirement quand les magiciens ont fini d’agir) s’active. Et rebelote à la fin de la phase de l’apprenti. Les groupes restants s’activent pendant la phase des créatures. Aucun groupe ne peut être activé deux fois dans le même tour bien entendu.
  • Chaque fois que le chef d’un groupe de morts-vivants est tué, un ou plusieurs monstres morts-vivants (tirés au hasard sur la table des rencontres) entrent en jeu par le centre du bord de table le plus proche.

Dans le cadre de notre partie, les groupes de morts-vivants étaient constitués ainsi :

  • Groupe 1
    • 1 Momie de pharaon
    • 2 Guerriers squelettes
    • 1 Squelette
  • Groupe 2
    • 1 Momie de reine
    • 2 Guerriers squelettes
    • 1 Squelette
  • Groupe 3
    • 1 Momie de prince
    • 2 Guerriers squelettes
    • 1 Squelette
  • Groupe 4
    • 1 Momie de général
    • 3 Guerriers momies

Donc pour récupérer le plus de trésors dans cette partie, il fallait : 1) ramasser les trésors libres ; 2) éliminer les morts-vivants pour leur voler leurs trésors ; 3) mettre des bâtons dans les roues des autres expéditions (nous étions 3 joueurs et il y avait 8 trésors ; le calcul est simple, il y en a un qui aura moins de butin que les autres).

Simple comme bonjour, non ?

Sans rentrer dans les détails, cette partie fut extraordinairement violente. Les morts-vivants à détrousser étant situés pas loin du centre de la table, les expéditions ont convergé à cet endroit. Or qui dit proximité avec les ennemis, dit rouste. D’autant plus qu’un des magiciens présent en jeu, un gnome élémentaliste, s’est donné à cœur joie de balancer des éclairs dans la figure de ses deux rivaux (ce qui inclut ma thaumaturge) et leurs hommes de main.

Dixit le joueur de l’élémentaliste gnome :

Le terrain s’y prêtant, j’ai pu jouer au GROS bâtard en décimant les magiciens [adverses] à coup d’Éclairs dans les dents. Et ça, ça donne plein d’expérience.

J’ai maintenant l’impression que mes gnomes devront faire attention lors de leur prochaine sortie, ils ne sont pas faits d’amis sur ce coup-là…

Doctor B.


Conclusion

Après un conflit violent, les magiciens et leurs soldats se sont repliés pour soigner leurs blessures et s’occuper des invalides. À l’évidence, foncer sur les cortèges de morts-vivants pour être les premiers à leur arracher les trésors n’était pas une si bonne idée que ça vu comment la situation a dégénéré dans le chaos et le sang.

Néanmoins, le comportement des morts-vivants d’Horakhis n’a pas changé. D’autres groupes de squelettes et de momies traversent les ruines en transportant des trésors vers une destination inconnue. Il serait peut-être de changer de stratégie et de s’intéresser justement à l’endroit où se rend cette procession des morts et leurs trésors.

Une surveillance attentive par les éclaireurs a permis de déterminer que les morts-vivants se rendent les uns après les autres dans un bâtiment en ruine qui a la particularité d’abriter un accès au Labyrinthe Souterrain. Les morts y entrent et en ressortent les mains vides, signe qu’ils entreposent leur précieuse cargaison quelque part en-dessous des ruines.

Le Labyrinthe… Chaque magicien frissonne à l’idée de s’aventurer une nouvelle fois là-dedans. Les couloirs du dédale souterrain sont bien plus dangereux que les ruines à la surface. Mais la perspective de trouver les trésors réunis au même endroit est bien trop alléchante pour se décourager maintenant…

La prochaine excursion aura donc lieu dans le Labyrinthe Souterrain qui s’étend sous la cité d’Horakhis. Mais un mystère demeure : quel est le lien entre les morts-vivants qui acheminent des trésors et la fameuse Reine Sans Visage dont le nom a ressurgi du passé ?

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