Coucou ami lecteur,

J’ai moult projets figuriniste en cours : Sandgrave, Age of Sigmar, Song of Blades and Heroes, etc. Il faut d’ailleurs que j’accélère le train pour en boucler une bonne partie avant la fin de l’année… Bref, parmi mes projets, il y en a un que j’avais commencé, que je n’ai jamais terminé, mais je n’ai pas oublié pour autant. C’est de faire une table urbaine pour Anima Tactics, un de mes jeux préférés.

Du coup, aujourd’hui je vais vous parler d’un décor que j’ai assemblé et peint pour Anima Tactics : la Casa Elizabeta.

Il s’agit d’un kit MDF vendu par TTCombat pour le jeu Carnevale (jeu qui me fait de l’œil soit dit en passant, mais je reste fort pour le moment !). C’est un bâtiment vénitien mais il convient très bien aussi pour d’autres jeux.

Le kit dans toute sa splendeur non-peinte. ©TTCombat.

Je l’ai donc assemblé avec de la colle à bois, puis je l’ai peint de manière basique, c’est à dire juste des aplats de couleurs. Puis, je l’ai humidifié avec un spray à eau (bien que ça marche aussi avec un gros pinceau et de l’eau, c’est juste moins rapide) et j’ai appliqué un peu de marron fortement dilué pour salir un peu les murs. La terrasse, entièrement en bois, a reçu un gros brossage à sec. Puis j’ai peint la pierre minutieusement (comme j’aurais peint des figurines quoi).

Voilà un premier résultat (désolé pour l’éclairage sur les photos) :

À partir de là, la maison est déjà sortable sur la table de jeu. Mais, j’ai eu envie d’aller plus loin et d’insuffler un petit peu de vie dans ce décor. Donc qu’ai-je fait ?

J’ai commencé par passer un léger coup de vernis mat en bombe sur les fenêtres, histoire de les ternir un peu. En effet, je les trouvais trop propres et beaucoup trop réfléchissantes.

Ensuite, j’ai décidé de meubler un peu la terrasse sur le toit. Pour ce faire, j’ai assemblé deux caisses en carton gris qui faisait partie des mes kits MDF de Carnevale, ainsi qu’un bac longiforme fabriqué rapidement en balsa. Puis je les ai peints et rempli de sable, d’herbe et de fleurs.

Avec ces bacs fleuris, on peut voir que l’occupante des lieux (probablement une certaine Mme Élisabeth vu le nom du kit) aime avoir des plantes chez elle et s’en occuper.

Mais ce n’est pas tout : les panneaux de treillis sont une invitation à y mettre une plante grimpante ! Après tout, des feuilles de vignes ou de lierre apporteront de l’ombre et rafraichiront la terrasse les après-midi d’été.

Problème : jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment trouvé de satisfaction dans les plantes grimpantes proposées dans le commerce, plus spécifiquement celles photodécoupées dans du laiton (chère et pas très réussies) ou du papier (c’est terne, plat et en plus la tranche du papier est blanche).

Du coup, pour remédier à ça, j’ai investi dans une perforette à feuille de chez Green Stuff World (le modèle Medium Blue). Puis j’ai acheté des feuilles de papier vert Canson en magasin d’art (à 40 centimes la feuille A4, je me suis permis d’en prendre 3 ou 4 pour être paré au cas où).

Une fois mes « ingrédients » prêts, j’ai collé la tige de fil de fer sur le treillis (en redécoupant selon les besoins). Puis je me suis muni d’une pince de précision, de super-glue et je me suis mis à coller les mini-feuilles une par une…

Une par une…

Une par une…

Une par une…

Je vous préviens : c’est un travail qui requiert de la patience et ne croyez pas que je dise ça sur le ton zen du vieux sage asiatique : vers la fin, j’en avais ma claque et j’étais prêt à tout balancer.

BREF ! Après une éternité, j’ai fini de coller les feuilles.

Ceci fait, j’ai passé un petit coup de vernis en spray sur l’ensemble, notamment pour ternir les éclats brillants de super-glue.

Parenthèse
Un truc qui est bien d’ailleurs, c’est que les feuilles sont vachement robustes. J’ai pris un papier légèrement épais (grammage de 120g je crois) et la super-glue a solidifé les feuilles. On peut passer la main dessus et les tâter, ça ne les abime pas, contrairement aux feuilles photodécoupées (vendues dans le commerce) qui sont nettement plus fragiles.
Fin de la parenthèse

Puis j’ai pris un pinceau fin et deux encres vertes (une de couleur vert vif et une autre de couleur vert terne). Puis j’ai repassé la majorité des feuilles à l’encre pour diversifier un peu la couleur et donner davantage de volume à l’ensemble. En comparaison du collage, ça s’est fait à la vitesse du son.


Pour info, j’ai d’autres kits TTCombat en MDF qui sont entamés : le clocher et la dimora Giulia.

Ceux-là seront pour une autre fois.

Sur ce, à bientôt !