Port Stellis : Nocturne, le trépasseur aelf

« Commandante, nous avons trouvé un cadavre sur les docks lors de notre patrouille. Un mineur duardin. Il est mort la gorge tranchée. »

Isilde Brumehaut leva un regard chargé de lassitude en direction de son subalterne qui venait lui faire son rapport matinal dans son bureau. Encore un souci qui venait s’ajouter à la pile des problèmes qu’elle devait régler. Si la victime avait été assassinée sur les docks, le territoire des corsaires aelfs, on pouvait aisément imaginer un règlement de compte…

« J’entends déjà les récriminations du syndicat des mineurs qui vont nous tomber dessus, dit la commandante en soupirant. Vous avez une piste pour trouver le coupable ?
– Je pense que les duardins du syndicat ne feront pas de bruit cette fois-ci, madame. Le meurtre était signé. Avec une carte marquée du symbole d’un poignard.
– Une carte ? La même que les autres ?
– Oui madame. C’était Nocturne. Encore une fois.
– Et le cadavre ?
– Nous avons vérifié. Comme les autres macchabées, il portait une marque noircie sur la poitrine. L’étoile à huit branches. »

Isilde se laissa retomber dans son fauteuil avec un léger soulagement. Non seulement un cultiste du chaos avait trouvé la mort, mais en plus les représentants du syndicat des mineurs feraient profil bas lors des prochaines réunion du Conclave, embarrassés par le fait qu’un membre de leur race ait pu céder aux promesses des dieux sombres.
Tout compte fait, cette journée commençait plutôt bien.


Entre le climat étrange du royaume d’Ulgu et la baie portuaire chargée d’air marin, la cité-libre de Port Stellis est régulièrement envahie par le brouillard. Une ombre floue se faufile dans les rues embrumées, invisible aux yeux de tous. Et quand les brumes se retirent, dévoilant le ciel étoilé, une silhouette camouflée arpente les toits de la ville, furtive et intangible, avant de traverser un mur et disparaître tel un fantôme…

Cette ombre qui rôde, que tous les habitants connaissent sans l’avoir jamais vue, est surnommée Nocturne. Nul ne sait qui est ce personnage, ni quel est son vrai nom. Cela fait des années que Nocturne sillonne les ruelles de Port Stellis et personne n’a jamais réussi à l’apercevoir. Même son existence est sujette à caution. Mais une chose est sûre : des gens meurent, assassinés par Nocturne, qui laisse toujours auprès de chaque cadavre une carte marquée du symbole des Lames Noires. Et chacune de ses victimes, de la première jusqu’à la dernière, peu importe le sexe, l’âge ou la race, possédait un sombre secret : elle vénérait les dieux du chaos. Un tatouage impie ou une étrange mutation était toujours dissimulée sous les vêtements.

Il ne fallut pas longtemps pour que les autorités de Port Stellis comprennent que la cité possédait une sorte d’ange gardien qui se chargeait de la préserver de toute souillure chaotique avec une efficacité remarquable. La rumeur se propagea rapidement et bientôt tout le monde fut au courant que les Lames Noires d’Azyrheim (ou au moins une d’entre elles en tout cas) surveillaient les citoyens de Port Stellis. Toute déviance chaotique serait punie de mort. Et aucun secret ne résiste à un tueur fantôme qui est capable de se fondre dans les brumes d’Ulgu, de changer d’apparences comme si elles n’étaient que des masques illusoires et de traverser les murailles comme si elles n’existaient pas…


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Voici aujourd’hui une autre personnalité de Port Stellis : un assassin aelf de la faction Shadowblades (Lames Noires).

Histoire de convertir un chouïa la figurine de l’assassin et me la réapproprier, j’ai remplacé sa tête encapuchonnée par une tête d’arlequin eldar de warhammer 40.000 (même pas eu besoin d’acheter de kit d’eldar, j’ai juste acheté la tête à un vendeur de rabiot sur internet). Le masque lui confère un aspect plus fantastique je trouve. Et tant qu’à faire, j’ai légèrement repositionné son bras gauche pour qu’il ne lui barre pas le visage. Pour le reste, c’est une figurine simple : conversion et peinture sans chichi.

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À présent ce tueur masqué va rejoindre ses copains dans leur vitrine et il aura l’occasion de sortir dans de futures batailles. Car Nocturne ne se contente pas d’arpenter la ville en mode Batman, à la recherche d’adorateurs du chaos. Parfois, les soldats de Port Stellis qui livrent bataille pour défendre leur cité contre des monstres croient apercevoir une ombre insaisissable qui se faufile d’un ennemi à l’autre, comme si elle dansait, laissant sur son passage des cadavres tués net avec des blessures d’une précision chirurgicale…

C’est tout pour aujourd’hui ! À bientôt ! 🙂

Port Stellis : Moryelle, Maîtresse du Savoir

« Mes confrères et mes consœurs souhaitent voir des résultats concrets afin de pouvoir décider si nous renouvelons ou non notre soutien dans votre entreprise. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire messire Cœursombre… »
— Moryelle, Maîtresse du Savoir et Éminente Émissaire du Conseil Mystique d’Azyrheim

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Hello,

Aujourd’hui, je vous présente une des figures importantes de Port Stellis : Moryelle, la Maîtresse du Savoir.

Cette aelfe venue directement d’Azyrheim à Port Stellis joue un rôle important dans la cité libre en tant qu’émissaire du Conseil Mystique. Bien qu’elle ne siège pas au Conclave de Port Stellis, elle y intervient fréquemment en tant que consultante pour tout ce qui a trait la magie. Un rôle qui la met parfois en concurrence avec la Guilde des Astromanciens et le grand mestre Caïus Lorentius.

Outre son rôle d’émissaire, Moryelle travaille pour le seigneur déchu Sicath Coeursombre, commandant de l’Order Serpentis, qui séjourne actuellement à Port Stellis. Elle l’assiste officiellement en tant que conseillère et lui apporte un soutien magique. Mais ce que tout le monde ignore (à l’exception de Sicath), c’est que Moryelle est une agent double. Bien qu’elle fasse partie du Conseil Mystique d’Azyrheim, son allégeance va tout d’abord aux Sabbats Ténébreux. Car son rôle de déléguée du Conseil Mystique est avant tout une couverture : elle est l’agent de liaison qui fait l’intermédiaire entre Sicath Cœursombre et les maîtres-sorciers des Sabbats. Elle a pour mission d’aider Sicath et les soldats de l’Order Serpentis à reconquérir leur fief perdu mais également de les surveiller et envoyer des rapports aux Sabbats qui observent attentivement la situation.

Si Sicath parvient à reprendre définitivement son domaine, actuellement occupé par les slaaneshi de la Cour de tous les Péchés, alors les Seigneurs-sorciers et les Reines-sorcières des Sabbats entameront une campagne militaire de grande envergure pour reprendre tous leurs territoires perdus en Ulgu.

Note :
Conseil Mystique = Eldritch Council
Sabbats Ténébreux = Darkling Covens


La figurine de Moryelle est celle d’une Lhamaéenne eldar noire de Warhammer 40.000. Elle peut être utilisée sans problème pour Age of Sigmar. J’ai juste eu à ébarber et couper deux-trois éléments futuristes au couteau de modélisme et puis c’est tout. En jeu la figurine comptera comme étant un Loremaster.

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Moryelle, Maîtresse du Savoir

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En plus de cette aelfe, j’ai également commencé à peindre les sorts persistants qui sont sortis avec la v2 d’Age of Sigmar. Voici les Soulsnare Shackles (les Menottes attrape-âmes) :


En outre, je continue de peindre mon char slaaneshi pour le concours trimestriel du forum Warmania. Ce n’est pas fini, mais ça avance petit à petit :

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Sur ce,

À bientôt !

[Bla bla][AoS] Les filles de Khaine sortent de l’ombre…

Hello ami lecteur,

Il y a quelques mois de ça, j’avais écrit un billet sur le recyclage des anciens elfes noirs de Warhammer Battle en nouvelles factions aelfiques pour Age of Sigmar.

Or dans mon article, j’avais exprimé ma déception à propos de la faction des Filles de Khaine (Daughters of Khaine) et son background qui ne s’insérait pas très bien tel quel dans AoS ainsi que dans la grande alliance de l’Ordre. J’écrivais qu’il était plutôt incongru que ces demoiselles fanatiques continuent de vénérer Khaine et de louer son nom à travers des sacrifices sanglants quand on sait pertinemment que ce dieu est mort avec la destruction du Monde-qui-fût, c’est à dire des millénaires auparavant, et dans un autre monde par-dessus le marché ! De plus, il est difficile de comprendre comment les chefs de l’Ordre peuvent tolérer cette secte qui pratique des sacrifices sanglants à tour de bras : plus d’un innocent a été enlevé par des furies pour finir la poitrine déchirée sur un autel maculé de sang. Bref, cette faction semblait mal cadrer avec les forces de l’Ordre…

Mais quelque chose a changé et je dois revenir sur ce sujet. Games Workshop a récemment publié un nouveau bouquin d’armée qui n’est autre que celui des filles de Khaine, avec davantage d’informations et des réponses sur ce culte obscur.

 

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Le nouveau bouquin des filles qui n’ont pas froid

C’est parti !


Comment le culte de Khaine est-il réapparu dans les Royaumes Mortels ?

C’est la grande question. Comment le nom et le culte de Khaine ont-ils pu perdurer dans les Royaumes Mortels, malgré la mort de ce dieu dans un univers antérieur ? La réponse est : c’est une rescapée du Monde-qui-fût qui est responsable de la renaissance du culte.

Morathi.

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Morathi est de retour pour vous jouer un mauvais tour… Notez que cette fois-ci, sa figurine ne fait plus de l’équitation toute nue sur un pégase. Se serait-elle assagie depuis ?

Ceux qui sont familiers avec l’univers de Warhammer Battle savent que Morathi est une elfe noire très très ancienne (bien qu’éternellement jeune), la mère de Malekith/Malerion, la seconde épouse du grand héros elfe Aenarion, et la fondatrice du culte du dieu à la main sanglante (elle est d’ailleurs la première des fiancées de Khaine).

Pendant les évènements de la Fin des Temps qui ont ébranlé le Monde-qui-fût, Morathi s’est rangée du côté de Khaine et son avatar (Tyrion), se plaçant en opposition à son propre fils (qui est devenu le Roi-Phénix entretemps). Le conflit « Roi Phénix versus Khaine » a ébranlé Ulthuan et a eu des conséquences cataclysmiques. Lors d’une catastrophe magique majeure, Morathi s’est faite attraper par le dieu chaotique Slaanesh qui en a fait son quatre-heures. La reine-sorcière disparaît donc et la Fin des Temps se poursuit sans elle.

La suite de la Fin des Temps, on la connaît : le Monde-qui-fût est détruit et les Royaumes Mortels apparaissent en résultat au maelström magique.

Mais qu’en est-il de Morathi ? Et bien, quelque part dans les Royaumes du Chaos, Slaanesh la digère tranquillement (ainsi que d’innombrables autres âmes d’aelfs). Mais Morathi, qui ne doit certainement pas passer un moment agréable dans l’estomac du dieu de la perversion, parvient à se faire régurgiter par Slaanesh et à s’échapper hors de son gosier, en rampant s’il le faut.

Elle atterrit alors dans les Royaumes Mortels, Ulgu plus précisément. Son séjour dans la panse du Prince du Chaos l’a déformée et avilie : elle ressemble désormais à un monstre ophidien pourvu de gigantesques ailes membraneuses. Pour quelqu’un d’aussi orgueilleux que Morathi, c’est un coup dur. Grâce à sa magie, elle se donne une apparence illusoire aussi belle qu’elle était jadis. Petite note : cette apparence illusoire fait que Morathi a deux figurines en jeu. Une figurine taille normale pour l’illusion, et une figurine monstrueuse pour la véritable forme.

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« Quand Morathi fâchée, señor, elle toujours se transformer ainsi. »

Avance rapide dans le temps : Morathi explore le monde d’Ulgu et découvre, folle de jalousie, que son fils (rebaptisé Malerion) est carrément devenu un dieu. La mère et le fils décident de faire une trêve et de mettre de côté leurs différents (même s’il est évident qu’ils doivent continuer à se méfier l’un de l’autre) et ils finissent par rejoindre le panthéon de Sigmar. Mais parmi les dieux, tout le monde la méprise ou se méfie d’elle (vipère un jour, vipère toujours). Elle tente de séduire Nagash mais celui-ci rejette ses avances et révèle même au grand jour son apparence monstrueuse, ce qui est l’humiliation suprême pour Morathi qui s’enfuit alors se réfugier dans un lopin de terre que son fils lui a cédé en Ulgu.

Re-avance rapide dans le temps : les dieux aelfs découvrent l’emplacement de Slaanesh et veulent se fritter à lui pour le capturer et extraire les âmes d’aelfs emprisonnés dans son ventre. Morathi est appelée à contribuer au plan (d’ailleurs ses informations sont très utiles pour neutraliser le dieu chaotique). La manœuvre est un succès et le Prince des Plaisirs est fait prisonnier dans une sorte de mini-dimension, quelque part entre le royaume de Hysh (la lumière) et celui d’Ulgu (les ombres). Morathi et les dieux aelfs se répartissent alors les âmes récupérées pour que chacun les remodèle à sa manière. C’est ainsi que Morathi crée de son côté de nouvelles aelfes à son image : les melusai et les khinerai.

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Ok, on a compris pour le retour de Morathi, mais quid du culte de Khaine ?

Et bien c’est justement Morathi qui est directement à l’origine de la renaissance du Culte de Khaine. Celle-ci s’est bien aperçue que le dieu à la main sanglante est mort et que les fragments de son essence divine se sont éparpillés. Elle a donc décidé de se servir de cette situation à son avantage.

Morathi a recréé le culte, elle s’est auto-proclamée Grande Oracle de Khaine et elle a rassemblé une multitude d’aelfs autour d’elles pour vénérer et adorer le dieu du meurtre. Plusieurs temples ont été fondés en Ulgu et même au-delà (nous savons que des adorateurs de Khaine s’étaient réfugiés à Azyrheim, la cité de Sigmar, pendant l’Âge du Chaos). Et surtout gare à quiconque ose affirmer que Khaine est mort ! Le culte se chargera d’éliminer ces vils blasphémateurs sans tarder…

Sauf que… le culte est basé sur un mensonge. Morathi n’a pas la moindre intention de ressusciter Khaine ni même de le laisser revenir à la vie grâce à la ferveur des croyantes. En effet, grâce au cœur de Khaine qu’elle est parvenue à récupérer, elle canalise l’énergie de toutes les prières et les sacrifices adressés au dieu défunt pour accroître sa propre puissance à elle. C’était son plan depuis le début : se servir du culte de Khaine pour emmagasiner du pouvoir afin de devenir un jour une déesse, comme son fils et les autres dieux aelfs. Sa position de Haute Oracle de Khaine n’est qu’une mascarade pour contrôler le culte et dissimuler la vérité.
Un jour, lorsqu’elle aura amassé suffisamment d’énergie, elle se hissera au même rang que les autres dieux et ils apprendront que personne ne peut la mépriser.

En somme, le nouveau culte de Khaine est une religion montée de toute pièces par Morathi tandis que les croyants ignorent que leur dieu est mort et se font arnaquer en beauté par leur grande prêtresse. D’ailleurs celle-ci n’hésite pas à faire assassiner ceux et celles qui expriment leurs doutes.

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Mais pourquoi les forces de l’Ordre admettent-elles les Filles de Khaine dans leurs rangs ? Ce sont des fanatiques sanguinaires !

Il y a plusieurs raisons à cela.

La première, c’est que Morathi, tout comme ses disciples, hait viscéralement le Chaos  et plus principalement Slaanesh qui l’a dévorée et transformée. De plus, les nouvelles aelfes qu’elle a créées (les melusai et les khinerai) ont été infusées de la colère de Morathi et ont hérité de sa haine du Chaos.
Du coup les filles de Khaine partagent un ennemi juré avec les autres factions de l’Ordre.

Ensuite, Morathi déteste également Nagash, le dieu de la mort. Celui-ci l’a humiliée publiquement et elle ne l’oubliera jamais. Pour cette raison, elle n’hésite jamais à mettre des bâtons dans les roues des laquais du grand nécromant et ses légions de mort-vivants.

Quant aux forces de l’Ordre, elles préfèrent avoir les filles de Khaine en tant qu’alliées moralement douteuses plutôt que de les avoir pour ennemies. Déjà l’Ordre n’est pas l’alliance des « good guys » et tout le monde a des squelettes dans son placard. Et surtout, très important, quand le Chaos a envahi les Royaumes Mortels et que le panthéon de Sigmar se délitait, les Filles de Khaine ÉTAIENT LÀ, sur le champ de bataille, pour aider les autres armées de l’Ordre. De ce fait, elles ont amplement mérité leur place dans l’alliance. En comparaison, les dieux aelfs (Tyrion, Teclis, Malerion) ont envoyé peu voire pas de renforts du tout…

Ces guerrières aelfes sont incroyablement douées au combat et rare sont ceux qui peuvent égaler leur férocité. Certains Foudreforgés sont d’ailleurs reconnaissants d’avoir ces alliées à leurs côtés dans les batailles contre les légions du Chaos.
En somme, les filles de Khaine sont des alliées délicates à gérer (et à garder un peu à distance vu leurs mœurs) mais elles représentent un atout précieux contre les armées des Puissances de la Ruine.

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OK pour le background, mais qu’en est-il de la faction en termes de jeu ?

Je ne vais pas écrire une tartine sur le style de jeu des filles de Khaine, d’autant plus que je n’ai pas tant d’expérience que ça à AoS (je joue de temps en temps, mais pas assidûment et certainement pas de façon compétitive). De plus, je suis sûr que d’autres joueurs vétérans ont déjà disséqué le battletome et analysé les stratégies possibles avant de poster leurs conclusions sur les forums.

Globalement les filles de Khaine sont une faction ultra-offensives qui ont tout intérêt à jouer de manière agressive en se collant le plus vite possible au contact de l’adversaire et faisant pleuvoir des déluges d’attaques. On notera également l’arrivée d’unité de tirs et de harcèlement. Les guerrières aelfes étaient déjà pas mal dans leur genre avant la sortie de ce livre, mais maintenant elles se sont très nettement renforcées : nouveaux sortilèges, nouvelles prières, nouvelles unités, profils rehaussés, etc.

En revanche, les unités sont globalement fragiles et meurent assez facilement ce qui nécessitera un minimum de stratégie. Une armée de type « glass cannon » en sorte. Quant aux points d’armée, ils m’ont paru plutôt équilibrés à vue de nez.

Conclusion

Auparavant, j’étais sceptique sur les filles de Khaine dans AoS : fluff pauvre et plutôt bancal. Et maintenant, à la lumière du battletome, et bah ça c’est bien amélioré.

Au début d’AoS, on savait que Morathi était de retour mais on ne savait pas ce qu’elle foutait de ses journées. Maintenant, c’est réglé : on sait qu’elle conspire pour devenir une déesse, accroître sa position et se venger d’humiliations passées. On en apprend également plus sur les Filles de Khaine et le rôle qu’elles jouent au sein de l’Ordre.

En ce qui me concerne, je me ferais bien une armée de Filles de Khaine à l’avenir (lointain l’avenir, vu ma vitesse de peinte) : j’ai déjà tout ce qu’il me faut dans mon stock d’ex-elfes noirs pour me faire une petite troupe en 1.000 points sans avoir besoin d’acheter de nouvelles références, et leurs règles donnent envie de les tester sur le champ de bataille.

Maintenant si GW pouvait donner le même traitement à ma faction préférée d’aelfs : les Corsaires Fléaux (Scourge Privateers). Hélas, il semble que ça ne soit pas pour tout de suite… Néanmoins, des teasers et des rumeurs agitent les forums, prédisant la sortie prochaine d’une toute nouvelle faction d’aelfs marins appelés Idoneth Deepkin (« Abyssaux d’Idoneth ? »). Wait and see…

On dirait qu’il y a du calamar au menu.

Sur ce, bon weekend à vous. La semaine prochaine, je vous parlerai des Protecteurs de la Chandelle, une milice humaine qui maintient l’ordre et la paix à Port Stellis.

À bientôt ! 😉

[AoS] Port Stellis : introduction

Hello,

Ce billet va être un peu particulier. Plutôt que de vous montrer des photos de figurines peintes, je vais vous parler d’un projet de modélisme et peinture que je prépare pour Age of Sigmar avec un peu de fluff fait-maison pour accompagner.

Tout d’abord, histoire de mettre les choses en contexte, j’ai pas mal de de figurines de la grande alliance de l’Ordre :

  • Des nains/duardins bien entendu, mais je les ai déjà tous peints.
  • Des elfes noirs/aelfs. J’en ai peint une partie mais il m’en reste plein de non-peints (notamment des corsaires et des chevaliers draconiques)
  • Des foudreforgés, ceux de la boîte Blightwar qui attendent d’être assemblés et peints (ça viendra les p’tits gars, un peu de patience et vous pourrez accomplir la volonté de Sigmar sur la table de jeu).
  • Et puis il y en aura sûrement d’autres à l’avenir : addict au plastique gris un jour, addict pour toujours…

En ce qui concerne les figurines d’elfes noirs que j’ai peintes, ça fait un moment que je me fais une réflexion : je me suis contenté de suivre à peu près les schémas de couleurs officiels des elfes noirs du Vieux Monde (avec du violet typiquement druchii sur les vêtements). En fait, j’ai pas cherché à être original, j’ai juste cherché à reproduire les photos officielles… Et ça manque justement d’intérêt. Aucune originalité, aucune « appropriation » des figurines.

C’est pourquoi une idée a germé dans mon esprit depuis quelques temps déjà (depuis le moment où je me suis décidé à écrire cet article là) : briser le « carcan » de Naggaroth et faire basculer mes figurines dans l’univers d’AoS et les Royaumes Mortels où je leur donnerai un background et des schémas de couleurs inédits.

Avec AoS, tout est permis. Dans les Royaumes Mortels, il y a toute la place nécessaire pour y garer son fluff personnel. Un peu comme dans Warhammer 40.000 où on peut inventer des planètes à sa convenance pour l’historique de son armée.

De surcroît, Games Workshop encourage justement les joueurs à concevoir leurs propres cités-libres dans les Royaumes Mortels. Autant dire que les joueurs/collectionneurs/peintres ont le feu vert.

Mes aelfs (corsaires-fléau et ordo serpentis) vont donc rejoindre les foudreforgés pour former le début d’une grande armée mixte de l’Ordre sous la bannière de leur cité-libre : Port Stellis.


Port Stellis : c’est quoi ?

C’est une cité portuaire située sur la Côte des Espoirs Fugaces, dans l’un des domaines d’Ulgu, le royaume des ombres. La Côte des Espoirs Fugaces est une région particulièrement sombre : il y fait nuit pendant la moitié de l’année. Et même si le cycle du jour et de la nuit reprend son cours normal pendant l’autre moitié de l’année, le ciel diurne demeure triste et grisâtre comme un matin d’automne froid.

Port Stellis étaient originellement un campement de corsaires aelfs mais il s’est rapidement développé jusqu’à devenir une cité fortifiée grâce à l’afflux de colons humains, duardins et aelfs. À ce jour Port Stellis est devenu le foyer d’environ 100.000 habitants et ce nombre continue de croître progressivement.

La Cité-libre et la région environnante possèdent de nombreuses particularités qui en font un endroit fascinant et un point stratégique pour l’alliance de l’Ordre.

Quelles factions y a-t-il à Port Stellis ?

Voici une liste des principales factions de l’Ordre qui sont actuellement présentes à Port Stellis (d’autres pourraient venir quand la cité aura gagné davantage d’importance).

  • Collegiate Arcane
  • Dispossessed
  • Free Peoples
  • Order Serpentis
  • Scourge Privateers
  • Stormcast Eternals

Les autres factions de l’Ordre ne sont pas nécessairement absentes de Port Stellis mais elles n’ont tout simplement pas assez de membres en ville pour être considérées comme de « vraies factions ».

Maintenant, voyons les particularités de Port Stellis.



Les corsaires et la Porte de l’Océan d’Étoiles

La première caractéristique spéciale de la ville, c’est qu’il y a une énorme Porte de Royaume au milieu de la baie. Elle mène indirectement au royaume d’Azyr. Comme cette Porte est située à même la surface de l’eau, une embarcation est nécessaire pour la franchir. Toutefois il est patriculièrement dangereux de passer ce portail car avant d’arriver en Azyr, il faut d’abord naviguer à travers un mystérieux espace intermédiaire qui sépare le royaume des cieux de celui des ombres : l’Océan d’Étoiles.

L’Océan d’Étoile est une vision splendide à couper le souffle : un ciel étoilé, sans aucun nuage ou aucune pollution lumineuse, et un océan lisse comme un miroir qui reflète parfaitement le ciel. Quand un bateau traverse la Porte et entre dans l’Océan d’Étoile, c’est comme s’il flottait à travers le cosmos. Tout est calme et silencieux tandis que l’on peut admirer les étoiles  qui scintillent et les magnifiques nuages de poussière interstellaire. Cependant l’Océan d’Étoile est à priori infini et donc particulièrement dangereux : si un capitaine se perd ou ne connaît tout simplement pas la voie secrète dissimulée parmi les étoiles, alors il ne pourra plus jamais revenir. Le navire errera et sera perdu à jamais…

À ce jour, seuls les corsaires aelfs de la Côte des Espoirs Fugaces connaissent le chemin secret à travers l’Océan d’Étoiles jusqu’à l’autre Porte de Royaume. Et même là, ils ont besoin de la bénédiction de Sigmar pour ouvrir la portail vers Azyr. Il faut d’ailleurs noter que ces aelfs vénèrent Sigmar sous l’aspect de Silmaris, dieu du cosmos, seigneur des tempêtes et gardien de l’Océan d’Étoiles.

Comme les corsaires sont les seuls à pouvoir naviguer depuis Port Stellis jusqu’à Azyr et transporter des marhandises et des passagers, ils jouissent d’une énorme importance en ville et sont l’une des factions les plus influentes. La capitaine Naritha Noirfreux est la plus puissante d’entre eux : elle commande (directement ou indirectement) presque tous les corsaires aelfs de la Côte des Espoirs Fugaces.

Les Mines Scintillantes et les mineurs duardins

À une demie-journée de marche de Port Stellis se trouvent les Mines Scintillantes. Il s’agit d’un réseau de galeries souterraines dans lesquelles des mineurs duardins extraient une pierre précieuse qu’on appelle de la clariæ. C’est une gemme irisée qui émet une lumière faible et scintillantes, un peu comme une étoile.

Les gemmes de clariæ sont la première marchandise d’exportation de Port Stellis, mais il y a aussi de nombreux bijoutiers en ville qui se sont spécialisés dans la taille de ces pierres et qui en font de magnifiques bijoux. Les magiciens de la Guilde des Astromanciens sont également très intéressés par ces gemmes et ils les étudient activement car ils pensent qu’elles pourraient posséder des propriétés magiques.

Les duardins du Syndicat des Mineurs s’enorgueillissent de fournir la première source de richesse de la ville et par conséquent ils possèdent beaucoup d’influence dans Port Stellis. Bien qu’ils souhaiteraient pouvoir mener leurs affaires sans devoir passer par les corsaires aelfs, ils ont tout de même besoin des ces derniers pour exporter leurs marchandises vers Azyr. Actuellement le Syndicat est dirigé par Barik Van Bier, le duardin le plus riche de la ville, qui porte des bagues de clariæ à chacun de ses neuf doigts. On raconte qu’il est devenu richissime pendant sa jeunesse en découvrant une gemme de la taille d’un melon tandis qu’il creusait dans les tunnels plus profonds de la mine.

Le Fort d’Orage des Champions Stellaires

Une garnison d’éternels foudreforgés est présente à Port Stellis. Ce sont les Champions Stellaires, un des Ost-Tempêtes de Sigmar. Leur signe particulier le plus frappant est le fait qu’ils portent des armures sombres parsemées d’étoiles. Leur chef est le noble Seigneur Aquilor Andras Lamedargent.

La mission des Champions Stellaires est non-seulement de protéger Port Stellis et de la préserver de tout corruption du chaos, mais aussi de cartographier la région de la Côte des Espoirs Fugaces et de pourchasser les étranges monstres sauvages qui pourraient devenir des menaces si jamais ils devaient s’approcher un peu trop de la ville. Parfois ces foudreforgés sont accompagnés par des corsaires aelfs qui sont toujours intéressés pour chasser et capturer des monstres.

L’Ordo Serpentis

Un détachement de l’Ordo Serpentis est posté à Port Stellis. Ces chevaliers sont commandés par Sicath Cœursombre, un vieux dynaste aux cheveux blancs qui projette de reconquérir son ancien fief tombé aux mains des barbares chaotiques. Quand l’Âge du Chaos était venu, il n’avait pas eu d’autre choix que de fuir avec ses soldats vers Azyrheim car les légions ennemies étaient bien trop nombreuses. Mais après plusieurs siècles d’exil, il entend bien prendre sa revanche… D’ailleurs ses anciennes terres ne se trouvent qu’à environ une semaine de marche de Port Stellis. Pour le moment ses soldats passent leurs journées à s’entraîner et à défendre la cité en collaboration avec la milice en attendant le jour où ils seront enfin prêt à accomplir leur mission. Régulièrement de nouveaux chevaucheurs de rejetons draconiques arrivent à Port Stellis par bateau, via la Porte de l’Océan d’Étoile, pour se joindre à la cause de Sicath et lui jurer loyauté.

Sicath est secrètement soutenu par des sorcières des Sabbats Ténébreux qui attendent également leur heure pour reprendre leurs territoires en Ulgu. Elles se servent du dynaste pour « sonder » le terrain et évaluer la situation. Si jamais Sicath est victorieux dans la reconquête de son domaine, alors ces sorcières viendront à leur tour en Ulgu avec leur soldats pour mener la guerre à leurs ennemis.

La Guilde des Astromanciens

Port Stellis est le foyer de la célèbre guilde des Astromanciens. C’est un collège de magiciens qui cherchent à apprendre et maîtriser la magie des cieux (bien qu’une minorité d’entre eux choisissent plutôt la magie des ombres). La guilde est dirigée par le Grand Mestre Caius Lorentius, un érudit particulièrement sévère qui possède son propre Hurricanum céleste.


Voilà pour le moment, le background de la ville s’étoffera davantage plus tard.

Mes figurines de foudreforgés, de corsaires, de chevaliers draconiques, etc. seront donc peints en ayant en tête ce background au thème étoilé.

En prévision, j’ai d’ailleurs passé une commande pour un tapis de jeu qui correspond plutôt bien au type de terrain que je peux imaginer autour d’une cité d’étoiles dans le royaume des ombres :

J’ai hâte que ce tapis arrive !
Sur ce, à bientôt !

[Bla bla][AoS] Elfe noir de Naggaroth VS Aelf d’Azyr, le grand recyclage

Ami lecteur, aujourd’hui je ne vais pas poster de photo de mes dernières peintures de figurines, je vais simplement monologuer comme un vieux gâteux, dans mon fauteuil près de la cheminée, avec une pipe et un verre de whisky.

De quoi vais-je parler ?

Question inutile car tu as lu le titre de cet article.

Warhammer donc. Les elfes noirs dans le Vieux Monde et dans l’Âge de Sigmar.

Pourquoi parler des méchants zoneilles ? Parce qu’il s’agit de la première armée que j’ai commencée à collectionner il y a fort fort longtemps, à une époque reculée qui remonte à environ 10 ans. Ahem.

Jouons à un petit jeu. Peux-tu me dire ce que tu vois dans cette image ?

« Des corsaires elfes noirs ? »

Bien. Et maintenant, que vois-tu dans cette image ?

« Euh, les mêmes mais avec des socles ronds ? »

Et non ! Raté. Nous avons là des corsaires-fléau d’Azyr.

« Mais ce sont les mêmes figurines pourtant. »

Tout à fait. Ce sont exactement les mêmes figurines, avec le même paintjob. Ça me fait d’ailleurs doucement rigoler d’imaginer des employés de GW charcuter et poncer les socles des figurines de l’ère Battle pour les recoller ensuite sur des socles ronds.

Qu’est-ce qui change donc (hormis les socles) ? L’univers évidemment.

Dans Warhammer Battle, nous étions habitués au méchants elfes noirs qui détestent les gentils hauts elfes et qui commettent des homicides matin, midi et soir. Sauf qu’entretemps, la Fin des Temps est venue et a pulvérisé le Vieux Monde et tous ses habitants. Fini les meurtres à tour de bras.

Et maintenant dans l’Âge de Sigmar, il n’y a plus d’elfes noirs/druchiis. Ils sont tous morts il y a des millénaires. À la place, quand le dieu-roi Sigmar a débarqué dans les Royaumes Mortels, il y avait déjà des peuples primitifs installés là, dont des elfes (que Games Workshop nomme à présent « aelfs »).
Les figurines d’elfes de la gamme Battle représentent dorénavant ces nouveaux aelfs. Bien qu’ils ressemblent à ceux du Monde-qui-fût, ils n’ont aucun lien avec ceux-ci et leur background n’est pas le même.

Du coup, les anciens elfes noirs sont à présent divisés en plusieurs factions :

  • Darkling Covens (les sabbats ténébreux)
  • Daughters of Khaine (les filles de Khaine)
  • Order Serpentis
  • Scourge Privateers (les corsaires-fléau)
  • Shadowblades (les lames noires)

Penchons nous un peu sur ces nouvelles factions :


Les Sabbats Ténébreux

Cette faction est composée de sorcières (à pied ou sur dragon noir), de soldats basiques (lanciers, arbalétriers, épéistes) et de soldats d’élite (gardes noirs, exécuteurs).

Les Sabbats Ténébreux sont globalement des reines-sorcières (ou des maîtres-sorciers si vous souhaitez faire une conversion masculine des sorcières) qui ont été chassées de leur domaines par l’arrivée du Chaos dans les Royaumes Mortels et qui ont dû se réfugier dans la mégalopole d’Azyrheim pour échapper aux armées chaotiques. Aujourd’hui encore, elles rêvent de reprendre leurs territoires et leurs forteresses aux mains du Chaos.

Secrètes et réservées, ces sorcières ne souhaitent aucunement partager leurs connaissances avec les autres cercles de magiciens aelfs ou humains d’Azyr, c’est pourquoi elles sont formé des cultes secrets entre elles : les Sabbats Ténébreux. De plus, ces sorcières s’entourent d’armées de soldats loyaux (majoritairement des aelfs) dont bon nombre sont envoûtés par les sortilèges de leurs maîtresses afin d’être prêt à les protéger en toute circonstance et à se battre jusqu’à la mort pour elles.

Il faut bien comprendre que si les sorcières des sabbats font partie de l’Ordre et des peuples d’Azyrheim, ce n’est que par intérêt personnel et non par conviction : quand le Chaos aura été repoussé, elles entendent bien repartir vivre tranquillement dans leurs domaines et perpétuer leurs rites de magie sombre. Mais en attendant, leurs troupes sont à la disposition des armées de l’Ordre dans la grande croisade contre le Chaos et elles peuvent elles-mêmes se rendre au combat si nécessaire pour jeter des sorts sur les ennemis.

Mon avis personnel :
Les Sabbats Ténébreux sont globalement une faction tient la route et le recyclage des figurines d’elfes noirs passe bien. Le background est simple et trouve sans problème sa place dans l’univers d’AoS. En termes de jeu, cette faction n’est pas exactement compétitive mais elle peut se débrouiller correctement, surtout que la dernière édition du Manuel du Général leur donne des aptitudes d’allégeance intéressantes.
Bref, recyclage réussi avec un fluff qui vaut bien celui des sorcières elfes noires d’antan.


Les Filles de Khaine

Cette faction se compose essentiellement des anciennes furies elfes noires, des matriarches et du chaudron de sang, mais aussi des sœurs du massacre, des méduses (à pied ou sur autel mobile) et étrangement les conjurateurs du feu maudit.

Cette faction est décrite comme étant franchement mystérieuse et mal connue, ce qui doit bien arranger les auteurs de GW. Les filles de Khaine sont un culte secret, situé dans les quartiers clandestins et les bas-fonds d’Azyrheim (oui les peuples d’Azyr ne sont apparemment pas tous des gentils agneaux idéalistes). Ces aelfs vénèrent un Dieu sanguinaire oublié (Khaine) dont l’existence serait antérieure à l’Âge des Mythes et à la création du panthéon de Sigmar dans les Royaumes Mortels (tu m’étonnes John). Bref, les filles de Khaine vénèrent leur dieu disparu et pratiquent des rituels sanglants en son honneur. Les autorités d’Azyrheim (le Conclave) a un peu peur de ce drôle de culte et pense que les filles de Khaine sont peut-être être affiliées aux Sabbats Ténébreux. Néanmoins la férocité de ces guerrières est telle que les armées de l’Ordre sont généralement prêtes à fermer les yeux sur leurs pratiques peu catholiques si ça permet de les avoir pour alliées dans les batailles contre le Chaos.

Mon avis personnel :
J’ai quand même du mal avec cette faction d’un point de vue « backgroundesque ». Khaine est censé avoir disparu pendant la Fin des Temps, tout comme les autres dieux elfes. Le fait de voir son nom revenir comme ça dans AoS me bloque un peu.
À l’extrême rigueur, GW pourrait expliquer que Khaine était la personnification divine de la part d’obscurité qui réside dans chaque elfe, celle qui les pousse parfois à des passions extrêmes et des pulsions sanglantes ou sadiques. Il a beau être mouru suite aux évènements de la Fin des Temps, les elfes/aelfs possèdent toujours cette petite part de noirceur au fond d’eux et ils ne s’en déferont jamais. Au point qu’il y a de nouveau un culte aelf dans AoS qui célèbre ce côté obscur et sanglant. Mais dans ce cas-là, ce serait plus cohérent de virer le nom de Khaine, qui aurait logiquement dû tomber dans l’oubli, et le remplacer par un nouveau nom. Voire même créer un nouveau culte sans dieu, juste une secte qui se « contente » de  louer et glorifier les instincts les plus vils et les plus barbares des aelfs. Et là ce serait déjà plus crédible qu’un retour des cultistes de Khaine. Et tant qu’à faire, qu’elles jouent aussi un rôle au sein d’Azyrheim, juste histoire de justifier leur place dans l’Ordre.
Bref, les filles de Khaine sans Khaine, ça serait mieux.

En termes de jeu, cette faction a du potentiel pour poutrer sévère ! Bien que les unités manque globalement de solidité et de mobilité, elles peuvent faire très très mal au contact. Une unité de furies correctement boostées peut déboîter beaucoup de choses…
Bilan : faction très correcte mais recyclage fluffique bancal qui ne vaut pas les furies elfes noires de Naggaroth…

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Addendum 17/03/2018 – Depuis la publication de cet article, la faction des Filles de Khaine s’est vue complétée de nouvelles figurines et d’un battletome (livre d’armée) qui développe leur background et leur donne davantage de substance. Un autre article « bla-bla » où je parle justement de cette mise à jour de la faction est disponible par-là : Les filles de Khaine sortent de l’ombre…

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Order Serpentis

 

L’Order Serpentis regroupe les anciennes figurines des chevaliers sur sang-froids, des chars à sang-froid, de l’hydre et du dynaste sur dragon noir. Avec seulement 4 unités différentes, cela en fait une faction franchement restreinte.

Voyons le background : comme bien d’autres factions de l’Ordre, l’Order Serpentis s’est réfugié à Azyrheim à cause de l’invasion du Chaos. Aujourd’hui, ils se battent en première ligne des armées des Peuples Libres et ils se font une joie de démembrer les maraudeurs du Chaos.
Initialement, l’Order Serpentis était une organisation dont les membres chevauchaient fièrement des dragons noirs et partaient guerroyer contre leurs ennemis depuis les cieux. Problème : quand on est réfugié dans Azyr, les dragons noirs viennent à manquer. Pour palier à ce problème, les maîtres de l’ordre ont décidé de créer de nouvelles montures par le biais de croisement de monstres et l’usage de la sorcellerie. C’est ainsi que les rejetons draconiques (drakespawns) et les hydres ont vu le jour. À présent que l’Order Serpentis s’est pourvu de nouvelles troupes reptiliennes disciplinées, il ont plus hâte de faire avaler leurs dents aux guerriers du Chaos.

En termes de jeu, c’est une faction quasi exclusivement composée de cavaliers. Ils sont rapides et possèdent une résistance correcte, mais c’est à peu près tout.

Mon avis :
Rien à redire sur le background : il n’est pas fou-fou, mais il se tient. Quand au reste, on ne peut pas vraiment dire qu’ils forment une faction complète. À l’heure actuelle, à moins de vouloir faire une armée à thème avec des tas de chevaliers draconiques, il convient plutôt de piocher dans cette faction pour créer une armée mixte de la grande alliance Ordre ou bien pour compléter une autre faction grâce au système des factions alliées.
Bilan : recyclage un peu facile et moyen, mais ça passe néanmoins. C’est juste un peu dommage pour une faction de chevaliers qui chevauchent des putains de vélociraptors. Y a une occasion loupée là.


Les Corsaires-fléau

Cette faction se compose des figurines de corsaires, du maître d’arche noire, du kharibdyss et du char à courre.

Dans l’Âge de Sigmar, ces figurines de corsaires sont maintenant des flibustiers d’Azyr. Pirates au service de l’Ordre, ils sillonnent les mers à bord de grand navires noirs tantôt pour piller les terres aux mains du Chaos, tantôt pour capturer des monstres afin les revendre à Azyrheim (ça tombe bien, l’Order Serpentis est un bon client) ou bien pour les disséquer puis revendre les organes à Ayrheim (bizness bizness ! ^^).

Les corsaires aelfs apparaissent d’ailleurs dans le roman « City of Secrets » de la Black Library dont l’histoire se déroule à Excelsis, une des cités-libres fondées par les armées de l’Ordre dans le royaume de Ghur (le royaume des bêtes). Ces corsaires y jouent les rôle de bad boys, de mafieux et de contrebandiers, et leur capitaine Arika Zenthe est la maîtresse incontestée du port d’Excelsis.

En terme de jeu, cette faction manque hélas un peu de punch (n’est pas un stormcast qui veut), mais il sont capable de faire pleuvoir des déluges d’attaques sur l’adversaire.

Mon opinion :
Bien qu’ils ne soient clairement pas une armée compétitive, j’ai un coup de cœur pour ces corsaires que je trouve plus badass que leurs équivalents druchiis du Vieux Monde. À présent on ne parle plus de pirates qui capturent des civils pour les réduire en esclavage et les revendre à Naggaroth, mais plutôt d’équipages de flibustiers qui naviguent sur les océans d’étoiles d’Azyr*, qui connaissent de nombreuses routes secrètes, qui capturent des léviathans ou des krakens pour en revendre la chair sur des étals de poissonniers dans les marchés des cités-libres (après avoir revendu les organes magiques à des sorciers bien entendu). Ces corsaires-là ne vont pas s’attaquer à un village de paysans bretonniens pour les ramener au pays, oh non ! Ils vont plutôt aller roxxer des chaoteux dans leur domaine en un assaut éclair avant de se replier via des voies navales et de franchir un immense portail magique à la « stargate », situé au beau milieu de l’océan, pour se rendre dans un autre Royaume.
En plus, les corsaires peuvent accompagner des foudreforgés et ça rend plutôt bien.
Bilan : les corsaires aelfs ont totalement leur place dans AoS et surpassent ceux de Naggaroth.

*Précision : je n’imagine pas exactement les navires corsaires en train de voguer littéralement dans l’espace au milieu des étoiles, mais plutôt de sillonner des océans où le ciel offre en permanence une vue imprenable sur l’espace, les étoiles et les constellations, tandis que la surface de la mer, presque complètement lisse, reflète le ciel comme un miroir, offrant au marin la sensation stupéfiante de voguer à travers le cosmos.


Les Lames Noires

Les Lames Noires sont vraiment une mini faction car elle ne contient que deux (!) unités différentes : l’assassin et les cavaliers noirs.

Alors, que donnent ces figurines dans AoS ? Et bien il s’agit d’un groupe extraordinairement secret. Tellement secret que personne ne sait vraiment qui ils sont et leur origine est sujette à de nombreuses théories et histoires folles (soldats immortels du royaumes des ombres ? serviteurs d’un dieu oublié ? qui sait ?). Mais ce qui est à peu près sûr, c’est que les Lames Noires détestent radicalement le Chaos. Ils le haïssent au point que leur occupation principale est justement de zigouiller les chaoteux via des méthodes d’assassinat extraordinairement perfectionnées.
Quand le Royaume d’Azyr ferma ses portes face à l’invasion du Chaos, les Lames Noires, telles des ombres insaisissables, se chargèrent de purger la mégalopole d’Azyrheim de tous les traitres et les hérétiques qui s’y étaient faufilés. Pendant près de cinquante ans, tous les serviteurs du Chaos cachés dans les villes d’Azyr tombèrent les uns après les autres, peu importe leur position dans la société, et le Grand Conclave lui-même fut nettoyé de quelques-uns de ses membres. Les hommes et les femmes des Peuples Libres frissonnent quand ils entendent parler des Lames Noires, mais au fond d’eux ils se réjouissent que ces mystérieux tueurs soient du côté de l’Ordre.
Maintenant que la guerre contre le Chaos est relancée, les Lames Noires rappliquent de nouveau et ils se faufilent sur les champs de batailles pour trucider des officiers du Chaos.

En terme de jeu, cette faction n’est pas viable en solo avec seulement des héros assassins et des cavaliers. Néanmoins, il est tout à fait possible de les piocher pour constituer une armée mixte de l’Ordre ou pour compléter une armée d’une faction alliée.

Mon opinion :
Autant le background de cette faction est sympa et renverse le stéréotype de l’assassin elfe noir perfide, autant cette faction fait un peu pitié avec ses deux unités. GW aurait peut-être dû mettre les cavaliers noirs chez les corsaires (qui ont déjà un char tracté par des coursiers noirs), puis attribuer le background des lames noires à la figurine de l’assassin et le déplacer dans une autre faction, avec des chasseurs de sorcières humains et le tueur duardin par exemple.
Bilan : background recyclé de manière intéressante, mais la faction est hélas beaucoup trop réduite…


Voilà, j’ai passé en revue toutes les factions qui ont été créées à partir des elfes noirs. Globalement, certaines se trouvent une place dans AoS sans problème (quoi qu’en disent les vilaines langues, il n’y a pas que des foudreforgés en grosse armure ou des khorneux furibards dans les royaumes des socles ronds). D’autres factions passent un peu moins bien par contre.

Il y a d’ailleurs un truc que j’aime bien dans AoS, c’est que les elfes sont maintenant tous la même race : les aelfs. Plus de distinction ethnique asur/druchii/asrai.

Exemple : les corsaires d’Azyr ne sont pas des druchiis, juste des aelfs, donc ils peuvent venir de n’importe où.

Autre exemple : un sorcier du Concile des mages aelfs pourrait très bien virer égoïste et maussade après des déceptions personnelles, puis quitter le Concile et rejoindre les Sabbats Ténébreux. S’il est doué en magie et qu’il fait ses preuves, aucune raison qu’il soit refusé au sein des Sabbats. Cela permettrait en plus de s’amuser à convertir une figurine de mage haut-elfe pour en faire un adepte de la magie noire.

Exemple inverse : une sorcière des Sabbats pourrait décider qu’il est plus avantageux pour elle de libérer ses soldats, de s’installer définitivement à Azyrheim et de rejoindre le Concile des mages aelfs pour approfondir ses connaissances magiques, ce qui donne encore une opportunité de convertir une figurine pour créer un personnage unique avec sa propre histoire.

Encore un autre exemple : un soldat aelf asservi par une sorcière noire pourrait se libérer d’une façon ou d’une autre de l’ensorcellement qui la lie à elle, puis déserter et partir rejoindre une autre faction aelfique (genre les guerriers phénix).

Bref, dans l’univers d’AoS, les aelfs au sein d’une faction peuvent avoir à peu près n’importe quelle origine. À l’inverse, quelles sont les chances, dans le Vieux Monde, qu’un druchii rejoigne ouvertement la Garde Phénix des haut-elfes ? Quasi-nulles.

C’est là que l’univers d’AoS est beaucoup plus ouvert que celui du Vieux Monde. Et au fur et à mesure que les Royaumes Mortels s’étoffent, je suis de plus en plus tenté d’y déménager mes elfes noirs aelfs.


Sur ce, mon radotage touche à sa fin. Ami visiteur, j’espère ne pas t’avoir trop soûlé avec mon monologue. À présent, je vais finir d’une traite mon verre de whisky puis j’irai rêver de corsaires voguant sur une mer d’étoiles, sous des nuages de poussière interstellaire.

À la prochaine !